Je les hais, je les déteste.
Pourquoi je continue à faire semblant, semblant de les aimer, alors qu'ils me font plus de mal que de bien, Eux et leur gueules d'amour. A quoi bon j'ai trop donner, trop espérer.
A quoi ça me sert de les attendre toujours, tout le temps, sans cesse, je ne fais que ça. Espérer...
Je ne veux plus, j'en peu plus, mon c½ur se perd dans cette abîme qu'ils créent, dans ce sillage de mensonges, dans ce besoin de plus toujours plus, ce manque insensé.
A quoi ça me sert d'avoir une décharge de bonheur de quelques heures, quelques minutes, en échange de long mois de souffrances.
Plus j'avance, plus je m'en rend compte, ce sont Eux qui me bousillent l'esprit; Eux qui m'enfoncent dans une nostalgie, un refus de moi-même, un monde sois disant "meilleur". Tu parles un monde de rien, un monde d'attente, toujours, encore. Un monde de fantasme, de souvenirs joyeux, d'espérance et de bonheur.
Face à quoi, face à cette putain de réalité, qui me bouffe, enfin non, qui me bouffait.
Et bien non, je refuse, j'y met fin. Fin à ce monde d'illusions, qui inversait la réalité de l'imaginaire, du bien être et de la dépression.
Je retourne dans ma réalité, qui restera celle qu'elle était ou pas, mais où l'espoir irrationnel sera mort, et tant mieux.
Peut être que finalement je pourrais vivre, oui sans Eux. Ils ne pourriront plus mon monde, et ne me foutront plus leur putain de voile devant mes yeux.
Je quitte leur réalité et retourne dans la mienne, ainsi soit-il, cela vaut mieux pour tout le monde.